Le retour au pays, la lutte continue

Kwame Nkrumah à sa libération de prison
en 1951 © greatepicbooks.com
Après 12 ans d’absence, Kwame Nkrumah retrouve son pays le 10 Décembre 1947. Il retrouve un pays encore sous forte domination britannique, mais un pays résistant de plus en plus à la puissance coloniale.
Une forte répression était en cours, les britanniques voulant tuer dans l’œuf toute velléité d’indépendance : les grèves furent interdites, certains responsables politiques furent exhilés de force, et les responsables britanniques suspectés de sympathie avec les indépendantistes perdirent leur poste.

Nkrumah devint rapidement le Secrétaire Général du principal parti
United Gold Coast Convention (UGCC) dirigé par J.B. Danquah, et commencera rapidement un tour du pays qui lui permettra de révéler ses talents d’orateur, et de montrer sa puissante rhétorique, tout en lui permettant de prendre le pouls du pays, et de sentir que ce dernier commence à rêver de plus en plus d’indépendance et d’auto-détermination.

Il met sur pied une campagne pacifiste, destinée à mettre en difficultés l’administration britannique. Au programme, boycott des produits européens, grèves de plus en plus fréquentes, ralentissement de l’économie.


Le 28 Février 1948
L’indépendance
L’enthousiasme
 
Kwame Nkrumah présentant l'un de ses plus ambitieux projets, le barrage hydro-électrique
© greatepicbooks.com
 
Après l’indépendance, Nkrumah met sur pied une politique volontariste et ambitieuse, destinée à permettre au Ghana d’évoluer, et de s’affranchir de ses limitations antérieures. En particulier, il voulait développer l’agriculture afin qu’elle ne dépende plus du seul cacao, ce qui, en cas de chute des prix, aurait mis le pays dans une situation délicate. Il voulait également réduire la dépendance du pays par rapport aux manufacturiers étranger, et sortir le Ghana de son rôle de fournisseur de matières premières.

Tout ceci s’est traduit par la construction de nombreuses routes, d’hôpitaux, d’université, et d’une foule de projets industriels, dont un très ambitieux barrage hydro-électrique sur la Volta.


A l’indépendance, les prix du cacao étaient à de très haut niveau, ce qui a permis à cette politique d’être mise en application, et à Nkrumah d’être un leader respecté et adoré par ses administrés.

Si l’histoire s’était arrêtée là, l’étoile de Nkrumah serait restée très haute dans le firmament des leaders africains…
 

SOURCE DE L'ARTICLE  GRIOO.COM

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