LAAWAN REND HOMMAGE A YANDE CODOU SENE, LA "LINGUERE" DE LA CULTURELLE SERRERE. SA PUISSANCE VOCALE NOUS RECONNECTE A LA MATRICE ORIGINELLE, ET NOUS PLONGE DANS NOS TRADITIONS LES PLUS LOINTAINES. PAIX A SON ÂME ET QUE SON "KA" PUISSE REJOINDRE  ROG SEN ET LES ANÇÊTRES .

BIOGRAPHIE: Née en 1932 à Somb dans le département de Gossas (région de Fatick), la cantatrice Yandé Codou Sène est issue d’une grande lignée de griots sérères du Sénégal. Sa mère, Amadjiguène, fut une des voix les plus célèbres du Sine Saloum au centre ouest du pays.

Très jeune, elle chante dans les fêtes de son village, étalant toute sa panoplie vocale (griottique, bluesy, jazzy, soul) en utilisant des poésies de louange, des métaphores ou des proverbes et s’accompagnant uniquement de tambours sérères comme le « hin », le « kung », le « baal » et le « djoundjoun » ou le « sabar » commun aux Wolofs et le « sahourouba » utilisé aussi par les Mandingues…Mais c’est avec des chants a capella qu’elle s’est fait connaître nationalement, comme « Léopold Koor Joor », un morceau des années 1906 qui loue feu le président Léopold Sédar Senghor, un autre Sérère dont elle était la griotte attitrée. Plus tard, elle dédiera des titres aux présidents Abdou Diouf et Abdoulaye Wade.

Connue au Sénégal pour ses multiples shows télévisés et ses nombreuses créations enregistrées sur cassettes, Yandé Codou Sène s’est illustrée sur la scène internationale grâce à ses collaborations avec Youssou Ndour, Baaba Maal, Musa Dieng Kala ou encore Wasis Diop. Depuis quelques années, sa fille Aïda Mbaye suit les traces de de celle qu’on appelle « la grande diva sérère ». En 2007, elle a fait l’objet d’un documentaire sur sa vie et son parcours musical, « Yandé Codou Sène, diva séeréer », réalisé par Laurence Gavron,. © Afrisson

EN 1992 LES DJOLOFF UN GROUPE DE HIP HOP AFRICAIN COMPOSENT LEUR PREMIERE SON
LAAWAN EN ECHANTILLONANT LA VOIX DE YANDE CODOU SENE EXTRAIT DE L'ALBUM "HYENES"
DU CHANTEUR SENEGALAISWASIS DIOP.......

LE GROUPE DJOLOFF REND HOMMAGE A YANDE CODOU SENE QU'ELLE REPOSE EN PAIX.

ECOUTEZ ICI LE TITRE KHESSAL DU GROUPE DJOLOFF

SAMPLE YANDE CODOU SENE) KHESSAL

khessal (djoloff)

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EXTRAIT AUDIO JOURNAL RFI : C’est une légende de la musique sénégalaise qui disparaît...

 


Deuil : la cantatrice Yandé Codou Séne rappelée à Dieu ce matin

La cantatrice Sérère, Yandé Codou Sène, est décédée ce jeudi, des suites d’une longue maladie qui l’avait maintenue alitée, a annoncé la radio Rfm. La griotte de l’ancien président-poète Léopold Sédar Senghor a rendu l’âme ce jeudi à l’âge de 78 ans, à l’hôpital Aristide Le Dantec où elle était hospitalisée depuis plusieurs semaines. Très connue dans le milieu culturel, la diva est entrée dans l’histoire du Sénégal à l’âge de 15ans. Ses envolées lyriques accompagnaient souvent les discours du président Senghor.
Plusieurs autorités du pays s’étaient rendues à son chevet dés l’annonce de son hospitalisation. Même la jeune génération d’artistes, constituée des rappeurs, sollicitait souvent sa voix. La musique sénégalaise perd ainsi une ses plus grandes voix.

© SENEWEB


 

Yandé Codou Sène & Youssou N'Dour "Lees Waxul"

 


 

HOMMAGE A YANDE CODOU SENE : Tu nous laisses une bibliographie orale
Yandé Codou Sène, te voila reposant dans ton village, Somb, Somb justement l’un des hauts lieux de l’intrépidité, de la hardiesse des Sérères que tu aimais nous enseigner dans tes chants épiques !
Tu nous laisses une bibliographie orale considérable qu’il conviendra un jour de répertorier et d’écrire, pour qu’elle demeure pour l’éternité dans la conscience sérère et devenir ainsi pour nous une mémoire collective tangible.
Orphelins donc de l’énorme bibliothèque ambulante que tu étais, le flot de nos larmes empêchera qu’elle brûle, car n’a-t-on pas dit qu’en Afrique « un vieillard qui meurt est une bibliothèque qui brûle » !
Tous les Sénégalais, où qu’ils se trouvent, et singulièrement les sérères, avaient fini par te croire immortelle, tant ta voix ô combien mélodieuse et épique a pu bercer plusieurs générations d’hommes et de femmes.

Quand tu chantais, nous ressentions, les mêmes effets que ceux exprimés par Léopold Sédar Senghor en ces termes : « Nous sommes le peuple de la danse dont les pieds reprennent vigueur en frappant le sol ».
A l’heure où des vents venant des ténèbres, les vents de l’acculturation soufflent de partout, le peuple sérère sera probablement, sans ta voix rugissante, le plus grand perdant. Peuple sérère, réveille-toi, car l’heure est plus que grave, tant la mort culturelle menace de frapper à nos portes !

C’est pourquoi il va falloir dresser à cet égard des salmakors culturels.
Ta disparition physique est rendue beaucoup plus insupportable, puisque tu étais l’unique survivante du trio porte-étendard de la promotion de la culture sérère que tu formais avec Louis Diène Faye et Léopold Sédar Senghor.
Cependant, nous nous consolerons en te sachant, à l’heure où j’écris ces lignes, en train de marcher en direction de Sangamar et non Sangomar.
Dans un Sénégal unis, un Sénégal d’honneur, nous peuple sérère à l’image des deux Coumba Ndoffène Diouf respectivement dits Famack et Fandeb, devons veiller à préserver la personnalité de l’homme sérère et aussi celle de l’homo senegalensis.
A ta famille, Yandé, nous (Coumba Ndoffène Farba Diouf, Khalife de la famille de Bour Sine Coumba Ndoffène Soucka Mboul) disons toute notre peine.
Ndiaw Farba à Paris-France

 

 
 

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