AUMAR SOW
Membre : Directeur  Artistique

Le  «Laawan»  s’identifie à une culture musicale moderne qui puise ses sources dans l’univers rythmique et mélodique des griots africains.

Il se veut un mélange de la musique traditionnelle de l’Afrique  et de sa diaspora. Il peut être défini aussi comme, la fusion des rythmes et mélopées de la musique traditionnelle africaine et des sonorités de la musique actuelle.

Enfin, c’est un style de musique qui s’enracine dans le patrimoine culturel africain tout en s’ouvrant au monde   à travers le Hip-hop, le reggae. Dès lors, il peut s’appeler aussi « Reggae Laawn » ou « hip-hop laawan » ou  « Afro hip-hop » ….

 

 

AMENO : Fils de Kam

amenoles jeunes africains sont comme tous les jeunes du monde imprégnés des musiques modernes: Hip Hop, Rob , danse, techno, techtonik...
Lorsqu'on parle de l'Afrique, les mots "traditions",

"ancêtres" reviennent très souvent. Mais l'Afrique d'aujourd'hui est une Afrique résolument tournée vers la modernité et l'avenir tout en emportant avec elle son patrimoine culturelle. L'universalité de ses habitants ne fait aucun doute.Internet et la télévision aidant, l'Afrique est musicalement présente. Ses musiques anciennes renaissent dans un métissage incontournable. Les musiques traditionnelles africaines sont revisitées par les héritiers. Elles deviennent alors de la musique africaine mêlée de reggae, de hip hop, de jazz, de salsa ou de musique de club. Nous ne dirons plus Hip Hop africain ou reggae africain. Nous dirons LAAWAN!!!
Lorsque la musique africaine cesse d'être une musique traditionnelle, une musique pour le culte alors elle devient LAWAAN, musique pour la musique, musique pour l'espoir, musique pour le message ...
LAAWAN!!!

 

 

 

SY IBRAHIM

Le Laawan est un genre musical qui s'inspire de la musique africaine traditionnelle à laquelle il apporte les sonorités des instruments modernes et des musiques urbaines.

A l'origine l'apanage des griots, le Laawan a été reconceptualisé afin de constituer une source d'inspiration africaine servant de base à un nouveau style musical s'inscrivant dans la modernité et dans la continuité culturelle;

 

SABIS DU GROUPE ATM :

Laawan est une pensée,  une musique culturelle traditionnelle qui lutte contre l’acculturation de son peuple à travers ses instruments  traditionnels ses mélodies et son ouverture vers la musique moderne.
C’est un  conscept qui valorise sa culture qui l’incarne d’une façon intelligente et qui peut  être adapter à toutes les musiques par l’influence de ses rythmes et harmonies.
Chaque de nos instruments composent des sonorités mystiques ce qui fait la valeur de cette culture laawan en tant que artiste je suis missionnaire mon devoir est de sauvegarder cette culture riche en harmonie et mélodie jusqu’à l’infinie.

 

 

LAAWAN LA FUSION DES CULTURESURBAINES AUX RYTHMES AFRICAINS

 

ABLAYE BARRYMA VISION DU LAAWANA l'orée de cette année 1992, de ce foyer de jeunes travailleur de la place d'Italie, dans le 13e arrondissement parisien, une jeunesse sénégalaise en exil dans cette jungle de bitume et de béton se remémore les soirées de kassak, de foureul ou de taneber dans la moite nuit ouakamoise. Au même moment, à Cachan, à Rennes, à Caen, aux Ulys, aux Mureaux et dans bien d'autres villes françaises, la même jeunesse qui s'est arrachée de sa terre africaine, confrontée à la suspicion, la xénophobie, la bureaucratie préfectorale et les interrogations partiales de ses condisciples, puise à la source de la culture kamite pour ne pas se retrouver, tel les ainés, adeptes de la négritude, déracinée.Ainsi naquit, DJOLOFF, rencontre de toutes ces tribulations en terre occidentale. Nourrie à l'aune du hip-hop, ma jeunesse s'est structurée et s'est bercée au son de la nostalgie : « Sénégal, Sunu gaal, tuubab ba nu gal gal.... ».  Lisant Cheikh Anta DIOP et Amadou Hampathé BA, écoutant les discours de SANKARA, LUMUMBA, NKRUMAH, MANDELA, CABRAL, voyageant au gré des sonorités du Riti et du Xalam, ma jeunesse s'est inventée une culture d'enracinement dans ce pays de déracinement.Dans la nuit Dionysienne, la voix de Feue Aby Gana DIOP, les percussions de Papa Doudou NDIAYE Rose, Le rap guerrier de ma jeunesse Djoloff..., C'est fou comment une nuit de Noël africaine, tout en AFRICOLOR, peut marquer la genèse d'un mouvement. Ainsi naquit le Laawan...« Le soir de pleine lune, le mistral soufflera, tel un rugissement de Lion dans cette belle nuit africaine,Wolly Baye duug na taassu ne lene ndeuguine ndaat saayWolly Baye duug na taassu ne lene ndeuguine ndaat saayWolly Baye duug na taassu ne lene reuw reuw reusss... ».Voilà en quelques mots comment j'ai vécu la naissance du mouvement Laawan. Pour moi, ce n'est rien d'autre que la rencontre de jeunes africains, dispersés volontairement à travers le monde, pour servir des pays qui refusent de les laisser les servir, en restant dans leur pays.Il s'agit d'un mouvement culturel, mais aussi politique dans le sens grec du terme polis, la cité, donc un mouvement citoyen. Le Lawaan n'est d'aucun bord institutionnel. Le Laawan est ce nouveau mouvement non aligné qui se bat pour être la voix des sans voix. Par la musique, la peinture, le cinéma, le conte...mais aussi par les études et surtout le positionnement dans tous les domaines importants pour l'avenir de la terre mère, Alkibulane. Docteurs, Maîtres, Bacheliers, non alphabétisés, tous ont leur place dans le Laawan, dès lors qu'ils sont prêts à puiser dans les traditions ancestrales pour enrichir cette époque moderne, pour le bien être de l'HUMAIN.Abdoulaye BARRY